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Accueil » Télétravail dans le Sud Yvelines

Coworking dans la Sud-Yvelines

Rambouillet mais aussi Méré, Jouars-Pontchartrain, Thoiry ou encore Saint-Rémy-lès-Chevreuse, les espaces de coworking se développent dans le secteur. Le télétravail a le vent en poupe, notamment en zone rurale, même si tous les freins ne sont pas encore levés.

MERE : « Les mentalités vont mettre du temps à changer »

L’entrepreneuse Blandine Cain a été l’une des pionnières en la matière en créant, en 2015, Le 50 Coworking, à Méré. L’espace de coworking est doté de 40 postes de travail. « Actuellement, il y en a 25 afin de garantir la distanciation sociale, souligne-t-elle. 60 collaborateurs actifs y travaillent dont 20 ont leur bureau attiré à temps plein. Ce qui laisse cinq places actuellement pour des travailleurs à temps partiel ou des nomades.

 

Bureaux privés, open spaces, salles de réunion modulables… sans oublier l’esprit de convivialité qu’a souhaité insuffler Blandine Cain pour son tiers-lieu avec une cuisine partagée, une terrasse couverte au pied des champs et même un potager !

 

« Les coworkers se côtoient, certains deviennent amis et beaucoup s’entraident via leurs compétences et leurs réseaux. Il y a une véritable dynamique de groupe qui est très appréciable. »

 

« Les grosses entreprises ont sifflé la fin de la récré »

Le concept a répondu à un besoin dans le secteur. À tel point qu’il y a deux ans, Blandine Cain s’est agrandie en passant de 230m2 à 410m2 « avec des bureaux et des salles de réunion plus grandes qui permettent d’accueillir des équipes et des séminaires. » Parmi ses résidents, des salariés de petites structures, des cadres dirigeants, des fondateurs d’entreprise dans des domaines divers et variés comme le graphisme, la production audiovisuelle…

 

Des habitants du territoire qui y ont gagné en confort de vie, certains ne passant plus trois heures par jour dans les transports pour aller et revenir du boulot. Mais en pleine crise sanitaire, alors que les pouvoirs publics en appellent au développement du télétravail, qu’en est-il réellement ? Blandine Cain n’a pas noté un fort afflux de clients au sortir du confinement. « Se mettre au télétravail, pour ceux qui ont le choix, oui. Mais pour les salariés d’une majorité de grosses entreprises, on en est loin. Lors du déconfinement, c’est comme si elles avaient sifflé la fin de la récré en rappelant en présentiel leurs collaborateurs. Il y a un vrai problème d’état d’esprit et de management en France où l’on veut avoir ses équipes sous le coude. Il va falloir du temps pour que cela change », analyse Blandine Cain. « Je pense qu’au lieu de surveiller et stresser les salariés, l’objectif devrait plutôt être de les faire grandir en les rendant autonomes. C’est un lien de confiance qui doit se nouer et cela va prendre du temps. Les start-ups et les petites entreprises sont très en avance sur le sujet par rapport aux grandes entreprises. » En plus d’un gain en qualité de vie avec une articulation plus simple de la vie professionnelle et privée, « des études ont avancé le chiffre d’une hausse de la productivité de 15% en télétravail, ce qui est énorme ! »

 

Des critères et des règles à respecter

Le télétravail doit tout de même répondre à des critères et des règles. « Ce n’est pas quelque chose d’artisanal. Cela s’est vu pendant le confinement. Il y a des gens qui n’ont pas supporté de télétravailler à leur domicile, qui n’arrivaient pas à couper et en plus de cela avec les enfants à côté à gérer. Pour pouvoir télétravailler de façon efficace, il faut des outils qui accompagnent les personnes. Une bonne connexion, une sécurisation des données etc. comme c’est le cas chez nous. Si rien n’est cadré, après on tentera de démontrer par l’absurde que le concept ne fonctionne pas. »

 

Le télétravail 2 à 3 jours par semaine est également une possibilité. « Par exemple, deux jours par semaine, au 50 coworking, cela revient à 130 euros HT par mois, autant dire que ce n’est pas grand-chose. Et pourtant, ça change la vie des salariés et ça leur rend service ! Et on ne peut même pas dire que je prêche pour ma paroisse car dans mon modèle économique, cela ne me rapporte pas grand-chose par rapport à un résident temps plein. » Résultat ce que la professionnelle note, « c’est que de plus en plus de profils talentueux ne veulent plus aller dans ces entreprises qui posent des contraintes arbitraires. Quitte à gagner moins, ils se dirigent dans de petites structures et y gagnent en qualité de vie. » M.V.

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SAINT-REMY-LES-CHEVREUSE : Travailler à deux pas de chez soi

TLN RBT - Florence Chevalier – 20/09/2020

Créer un espace de coworking au cœur du domaine de Saint-Paul, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, n’allait pas de soi selon le directeur des lieux Laurent Crosnier. « Des clients du domaine avaient déjà créé des bureaux. Mais honnêtement, comme nous ne sommes pas sur un axe de passage, je n’étais pas sûr que cela pourrait fonctionner », avoue-t-il. Et puis est venu le temps du confinement et du télétravail.

 

Sept bureaux

« Les entreprises qui avaient beaucoup d’a priori sur ce sujet ont dû presser le pas. Et ont constaté des résultats positifs. Mais le télétravail a ses limites. Nous n’avons pas tous l’espace, le matériel ou la tranquillité chez nous pour travailler », estime Laurent Crosnier.

 

Le directeur du domaine a donc eu l’idée de transformer l’ancienne orangerie en espace de co-working. Très lumineux grâce à sa hauteur sous plafond de 3 m et sa façade entièrement vitrée, le local donne directement sur les prairies et le pigeonnier datant du XIXe siècle. Avec sa cheminée impressionnante et sa petite salle de réunion voûtée, le lieu a un charme fou.

 

Sept bureaux fonctionnels, une table avec machine à café et bouilloire y ont été installés pour le confort des usagers.

 

Retrouver du lien social

« Cet espace est fait pour les salariés qui habitent à Saint-Rémy-lès-Chevreuse et qui travaillent en grande majorité dans le secteur tertiaire. Ils sont amenés à faire de plus en plus de télétravail. Et une fois l’euphorie passée de se dire qu’on va travailler à la maison, on commence à trouver que la chaise de la cuisine fait mal au dos, que le débit n’est pas suffisant. Ici, vous avez un lieu tout équipé, avec Wifi et accès réseau. Et en plus, vous avez la possibilité de retrouver un lien social avec les autres usagers », plaide Laurent Crosnier.

 

Et ce n’est pas Clément qui le contredira. Ce Saint-Rémois a passé le confinement à jongler entre son travail, ses enfants et la gestion de la vie quotidienne, comme l’installation de modem pour avoir plus de débit Internet. « En juillet, quand les enfants ont pu reprendre l’école et le centre de loisirs, j’ai appelé le domaine pour savoir s’il y avait un espace comme celui-ci », avoue celui qui va devoir télétravailler trois jours par semaine jusqu’en décembre au moins. Il imagine déjà faire venir ici deux ou trois autres collègues habitant la région pour retrouver un certain esprit d’équipe.

Par poste de travail, la journée : 25€ HT, abonnement mensuel possible. Bureaux ouverts de 8h30 à 19h. Renseignements : 01 30 85 22 06.

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Qui paie le télétravail ?

À Saint-Rémy-lès-Chevreuse, un nouvel espace de coworking a ouvert au domaine de Saint-Paul. Sept personnes peuvent y travailler simultanément.

La semaine dernière, Clément, salarié d’une grande entreprise, testait le site pour la première fois. Il souhaiterait y occuper un bureau lors de ses journées de télétravail, que sa société lui impose dans le cadre de la pandémie. Entre la présence des enfants et l’absence d’une bonne connexion Internet, il souhaiterait ne plus travailler chez lui mais dans un lieu neutre.

« La question aujourd’hui, qui reste dans une zone de flou, c’est de savoir qui paie ? Pourquoi les entreprises ne participeraient-elles pas financièrement à la location de ces espaces pour ses salariés ? », se demande-t-il.

« Nous avons le cas d’une entreprise, qui avait des locaux sur le domaine, qu’elle doit fermer. L’un de ses salariés ne peut pas travailler chez lui. Nous avons donc proposé la solution du coworking. L’entreprise étudie très sérieusement cette offre », assure Laurent Crosnier, le directeur du domaine de Saint-Paul.

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RAMBOUILLET : L’Open Park a le vent en poupe

TLN RBT – Ph. C. – 30/09/2020

Des bureaux partagés face à la gare, des tarifs adaptés à tous, et même la possibilité de louer des vélos électriques.

Le concept, lancé en 2018 par Jean-Marc Morel et Valérie Picard, à Rambouillet, a le vent en poupe. Le couple avait transformé les 500 m2 de l’ancien Pôle emploi en espace destiné aux entreprises. Open Park est le nom de cet espace de coworking très cosy, très accueillant avec ses fauteuils dont certains sont suspendus. « Nous proposons un open-space à la journée et même à l’heure jusqu’aux bureaux partagés meublés. C’est sans engagement de durée et chacun peut disposer de la fibre haut débit, des boissons, de la croissanterie et du ménage », souligne Jean-Marc Morel qui a vu depuis cette rentrée des dizaines de personnes faire appel à l’Open Park.

 

L’avenir pour les villes à la périphérie de Paris

« Je me suis inspiré d’espaces à taille humaine à Paris qui proposent une grande flexibilité. J’ai ainsi des commerciaux qui louent un bureau une heure pour recevoir un client, un musicien professionnel qui envoie ses maquettes à son agent depuis l’Open Park mais aussi des auto-entrepreneurs dans les nouvelles technologies qui se lancent, un responsable d’ingénierie, une entreprise qui loue un bureau pendant quelques mois », détaille Jean-Marc Morel qui croit que le télétravail est l’avenir pour les villes à la périphérie de Paris.

 

« Nous mettons à disposition aussi des salles de réunion et un vidéoprojecteur. Nous sommes capables de proposer des plateaux-repas en relation avec des partenaires locaux », ajoute Jean- Marc Morel.

 

Il voit peu à peu l’Open Park devenir « un lieu d’échanges, d’informations et de business. » « Architectes et même étudiants viennent aussi profiter du cadre pour travailler l’espace d’une demi-journée (15 euros, prix de départ). Et des entrepreneurs trouvent des bureaux deux fois moins chers que sur le marché de la location. »

Open Park, 1, rue des Éveuses - Rambouillet. 01 30 46 00 00 - welcome@openpark.fr

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THOIRY/JOUARS-PONTCHARTRAIN : Deux projets en cours

TLN RBT – 30/09/2020

Sur le territoire de cœur d’Yvelines, d’autres projets de création sont en cours. A Thoiry, au sein de la Maison des services publics, un espace de coworking devrait ouvrir ses portes sous peu. Quant à Jouars-Pontchartrain, le projet a pris du retard. Le bâtiment du Gai Relais, un ancien relais de poste qui abritait la salle des jeunes, et celui de l’ancienne BNP, a été acquis par la mairie sous le mandat du précédent maire. L’idée : le transformer en un espace de coworking et créer un bar-brasserie pour redynamiser le centre-ville. « Le projet a pris beaucoup de retard pour plusieurs raisons et ne sera pas livré avant la fin de l’année prochaine », explique le maire, Philippe Emmanuel.

 

Si le concept initial ne changera pas, en revanche, des ajustements sont à l’étude. « Le bistrot pourrait avoir une connotation solidaire par exemple. Il deviendrait un lieu d’échanges avec des animations devenant ainsi un point d’activité de la commune. Quant à la partie espace de coworking, pourquoi ne pas lui donner une coloration biotech, c’est-à-dire l’économie écologique. C’est un axe qui nous intéresse et que nous souhaiterions développer. »

 

Filed Under: Coworking Tiers-lieux, Presse Tagged With: Tiers lieux Coworking

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