Saint-Lambert-des-Bois le 27 février 2020
Lambertoises, Lambertois,
« Préserver notre cadre de vie » apparaît dans bien des conversations au sein de la commune comme une expression « magique » mais que recouvre-t-elle ? et au sein de la commune a-t-elle le même contenu pour tous, notamment vu du village, vu de Vaumurier, vu de La Brosse, … ?
Sans être exhaustif, on peut citer quelques points :
- en premier lieu, le respect des aspects visuels des paysages, notamment les points de vue remarquables, le caractère de certains bâtiments, de certaines rues, …, évidemment avec des différences entre le village, les hameaux et les quelques habitations à l’écart, mais le tout est supposé former notre commune ;
- l’activité culturelle – en premier lieu les locaux, les moyens, les services et les dispositions pour l’instruction des enfants de la commune. Quel regret d’avoir vu la bibliothèque dispersée de façon irresponsable et l’animation correspondante disparaître ! A quand des boîtes à livres au Village et à La Brosse ?
- l’entretien de certains lieux chargés d’histoire comme l’église, le manoir, la mairie, le lavoir, … ce dernier qu’il faut non seulement restaurer mais aussi pour lequel un groupe pourrait réfléchir s’il est opportun d’en faire un lieu de convivialité pour les habitants et aussi une halte pour les promeneurs (avec des toilettes ?). C’est également le carré des religieuses au cimetière que quelques historiens et/ou étudiants viennent discrètement visiter ;
- l’assainissement du village afin d’éviter de contribuer à la pollution du Rhodon et de mettre fin aux émanations olfactives trop fréquentes ;
- l’entretien de la commune en favorisant le respect de la biodiversité, le non-emploi de produits phytosanitaires, avec le but de trouver un juste équilibre entre un caractère rural naturel et quelques touches d’embellissement pour l’agrément des habitants et pour l’image de la commune ;
- la sécurité des biens et des personnes qui nécessite le déploiement de moyens adaptés ;
- le soutien à l’activité économique existante et le développement d’activités s’intégrant sans altérer l’environnement ;
- …
Mais « Préserver le cadre de vie » c’est aussi se mobiliser de façon déterminée contre les risques et les pollutions de toutes natures, notamment celles découlant de contraintes extérieures parmi lesquelles on peut notamment citer :
- le trafic sur les deux routes départementales traversant la commune - l’une traversant le village (RD46) et l’autre (RD91) tangentant Vaumurier, La Roussière et La Brosse ;
- les boues déversées dans le Rhodon par une station d’épuration en amont de la commune.
Au niveau local, l’action pour la préservation du Rhodon est conduite par l’association AAVRE avec une contribution financière de l’association La Saint Lambert ; la municipalité ne pourrait-elle pas utilement soutenir cette action, ne serait-ce qu’en accordant une subvention à l’AAVRE ?
En ce qui concerne les problèmes de sécurité et de bruit résultant du trafic routier sur la RD46 et sur la RD91, on fait face à des problèmes physiques évolutifs dont le « traitement » ne peut être judicieusement conduit qu’à partir de la quantification de leur importance et de leur évolution au fil du temps.
Cas de la RD46 au sein du Village : L’importance de la circulation et surtout le non-respect de la limitation de vitesse en agglomération ont conduit, il y a une dizaine d’années, à la mise en place de chicanes de part et d’autre du village. Faut-il aller plus loin dans la mise en œuvre de dispositifs propres à inciter (ou à contraindre) les usagers à adapter leur vitesse au contexte urbain ? Vu le constat visuel du passage de trop nombreux usagers, certainement oui. Un premier pas sera la pose de panneaux limitant la vitesse à 30 km/h, opération dans les « tuyaux » depuis longtemps qui arrive, paraît-il. Ne devrait-on pas y associer des radars pédagogiques, dont les tenants de l’inaction brandissent immédiatement l’efficacité relative ; en choisissant ces matériels avec l’option comptage, on obtient, outre l’incitation à modérer sa vitesse, des données sur le trafic et sur les vitesses, données essentielles pour orienter si besoin vers des dispositifs complémentaires tels que des passages surélevés.
Le changement du revêtement au sein du village est apprécié mais il n’est pas arrivé à l’initiative de la Direction des mobilités comme l’a prétendu Mme Tacyniak lors de la réunion publique de La Saint Lambert le 30 janvier 2020. Il résulterait en fait d’une demande initiée par l’ancien conseiller M. CHARTIER, bien avant qu’il quitte la commune.
Cas de la RD91 au hameau de La Brosse : Lors de la construction de pavillons au Hameau de La Brosse au début des années 1970 en bordure de la RD91, la circulation était très modeste et le niveau des nuisances insignifiant. L’augmentation progressive du trafic conduit aujourd’hui à une situation très critique et, une cinquantaine d’années après, montre que l’implantation d’habitations proches de cet axe routier était une grossière erreur. Maintenant, il n’est pas envisageable de les déplacer ni de dévier la RD91. La seule solution pragmatique consiste à rechercher et à prendre toutes les dispositions pour réduire d’une part, le risque pour les usagers lorsqu’ils s’intègrent dans la circulation, et d’autre part, la pollution sonore.
En ce qui concerne les risques, la solution passe vraisemblablement par la construction d’un rond-point au carrefour de la RD91 – rue de la Ferme et route de la Madeleine. Pour anticiper cela, j’ai proposé d’acquérir, probablement pour un euro symbolique, environ 2 000 m² de terrains actuellement à l’abandon et de les échanger contre l’emprise nécessaire pour la construction du rond-point. Le Conseil municipal n’a pas donné suite.
La pose de fenêtres appropriées atténue les nuisances sonores à l’intérieur des habitations mais il n’est pas concevable, surtout en zone rurale, de vivre en permanence fenêtres fermées ; quant à la jouissance des terrasses et des pelouses, elle est très réduite, voire exclue pour les riverains immédiats de la RD91. Pour redonner au hameau une ambiance sonore proche de celle d’une zone rurale, deux approches complémentaires sont à mettre en œuvre :
- en premier lieu, dès que possible, réduire le bruit à la source par la mise en place d’un revêtement bitumineux « phonique » et d’un radar pour le respect de la limitation de vitesse – actions volontaristes qui devraient être conduites par la municipalité auprès de la Direction des mobilités et de la Préfecture, ce qui est loin d’être le cas ;
- en parallèle, lancer les études pour la définition de la mise en place de protections anti-bruit afin d’en préciser la faisabilité et le dimensionnement et d’en évaluer les conditions de réalisation à moyen-long terme et donc le budget nécessaire. La première étape de cette action nécessite un financement de l’ordre de 4 000 euros pour lequel La Saint Lambert a provisionné la moitié. La demande au Conseil municipal de contribuer pour l’autre moitié est restée sans réponse. Faire cette première étape ne vaut évidemment pas engagement à financer la suite mais sans éléments de définition, il n’est pas possible de rechercher les conditions d’une éventuelle réalisation.
Cas de la RD91 à Vaumurier et à La Roussière : Les problèmes générés par la RD91 au hameau de La Brosse se posent en termes similaires au niveau du hameau de Vaumurier et des habitations de La Roussière limitrophes. J’ai été saisi par un riverain et je me propose d’associer cette zone dans le dossier « RD91 ».
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Depuis 2013, je travaille donc sur ce problème, ce qui me permet de vous proposer en pièce jointe, pour information, mon rapport suite aux dernières mesures faites en décembre 2019. Nombre de lecteurs pourront être rebutés par la technicité de certaines notions mais, juste le feuilleter donne une idée du travail fait ; le lecteur pressé peut aller directement à la conclusion en page 13.
A quoi sert un tel rapport ? Selon M. le Maire, à rien. Lors de notre dernière conversation téléphonique en date du vendredi 7 février 2020, je me suis entendu dire : « on sait qu’il y a 9 000 véhicules par jour, cela ne change rien de savoir si c’est maintenant 9 341 ! » Certes mais, outre que c’est maintenant 11 000, pour mobiliser l’attention de responsables décisionnels (Préfet, Conseil départemental, …), il faut argumenter sur la base d’un dossier étayé. C’est sur la base d’un dossier similaire qu’en juin 2015, M. Y. VANDEWALLE (Conseiller départemental) s’est impliqué et a mobilisé la Direction des Mobilités, au point que le Directeur adjoint a suivi le dossier jusqu’à sa réalisation.
Au cours de ces dernières années, mon engagement sur ce problème m’a valu bien des critiques et remarques quelquefois désobligeantes, notamment de la part d’habitants du village ; celles-ci peuvent se classer en différentes catégories : 1) compassion : en espérant qu’une solution sera trouvée ; 2) indifférence : dommage mais il ne fallait pas être grand clerc pour s’installer à un tel endroit ; 3) mépris : Il fallait être bien c.. pour y acheter un terrain, qu’ils se dém… ; 4) hallucinant : n’imaginez pas de protections anti-bruit à La Brosse, cela dénaturerait le paysage !
Je souligne ces remarques car « préserver notre cadre de vie », c’est aussi d’une part, prendre en compte les problèmes de sécurité vécus au quotidien par tous les habitants du hameau de La Brosse (40% environ de la population de la commune) et d’autre part, œuvrer pour réduire la pollution sonore au bénéfice en premier des riverains mais aussi d’une bonne partie des habitants qui retrouveraient une ambiance sonore proche de celle d’une zone rurale. Il est regrettable que le Conseil municipal sortant, en refusant systématiquement depuis 2016 toute contribution (et même toute réunion avec la Commission Travaux), n’ait pas participé à ces objectifs.
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Pièce jointe : Etude du trafic et de la pollution sonore sur la RD91 au Hameau de La Brosse. Mesures réalisées sur un financement de l’association La Saint Lambert