Transport à la demande : déjà plus de 1 000 courses
TLN RBT – Ph. C. – 16/09/2020
« C’est génial, c’est ce genre de transport qu’on attendait depuis 30 ans ! » lance le maire de Saint-Lambert des Bois, Olivier Bedouelle, et Anne Grignon, président de l’intercommunalité de la Vallée de Chevreuse. « On aurait aimé avoir ce minibus quand on était étudiante pour éviter d’appeler nos parents pour nous déplacer », confie une habitante de la Vallée.
Lancé depuis 10 jours, le transport à la demande via une flotte de six véhicules électriques connaît un beau succès au démarrage.
Le président de la Savac, Géric Bigot, le révèle : « En 10 jours, 1 061 courses à travers lesquelles nous avons transporté 1 110 personnes avec des courses partagées, utilisées par plusieurs personnes sur le même trajet représentent 50% des courses ».
La force de ce transport à la demande est d’avoir misé sur les déplacements dans le bassin de vie entre les Yvelines et l’Essonne, ainsi sont reliées la gare RER de Saint-Rémy et la gare autoroutière de Bris sous Forge dont le parking était saturé.
« Le Parc naturel a fédéré les demandes des deux intercommunalités de Chevreuse et de Limours. Aujourd’hui, le système offre une grande souplesse avec des véhicules électriques et la Savac notre partenaire local qui a une capacité d’adaptation pour coller aux plus près des besoins. C’est le taxi collectif innovant qui va être expérimenté durant 2 ans », souligne Yves Vandewalle, le président du parc naturel.
Facile d’utilisation L’autre atout est d’avoir une application facile d’utilisation. L’inauguration a eu lieu à la gare de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, lieu central où les transports vont converger.
Valérie Pécresse, la présidente de Région et d’Ile-de-France mobilités a financé ce projet à hauteur de 300 000 € par intercommunalité. Il s’agit du 21e transport à la demande mis en place depuis un an. « L’idée est de mettre en réseau, de mailler, de tisser, d’avoir une plateforme unique. Les habitants des territoires ruraux auront ainsi une solution de transport. Nous sommes à 21 et l’objectif est d’arriver à 40 TAD pour relier plus d’une soixantaine de gares et de répondre aux besoins de transports. Après celui-ci qui fait la jonction entre l’Essonne et les Yvelines, on peut penser à Étampes », estime la présidente.
D’ores et déjà, les trois minibus du secteur de Limours et de la gare autoroutière sont pris d’assaut « par les actifs ».
Côté vallée de Chevreuse, les étudiants et les jeunes ont adopté ce mode de transport. « Certains se sont inscrits dès la sortie du RER », note Anne Grignon, la présidente de la communauté de communes de la Haute Vallée de Chevreuse aux côtés de Dominique Bavoil, maire de Saint-Rémy.
« Il doit être un vecteur de lien social pour par exemple rendre service aux anciens de certains hameaux qui n’avaient aucune possibilité de se rendre à un rendez-vous médical ou de se réapprovisionner », ajoute Géric Bigot, le président de la Savac.
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